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9.14.2012

comme des papillons dans la tourmente

Prenez votre pied à deux mains, laissez le courage se détendre un peu dans cette rigole puante qu'on appelle un égout. Naviguez jusqu'à un endroit situé en hauteur, une tour en est le parfait exemple, le haut d'une église ravira les plus gothiques, un pont fera taire les maritimes ou les amateurs de flotte sans ricard, ne vous trompez pas, l'endroit doit être assez haut pour que la chute soit fatale. Maintenant que vous êtes bien installé, que votre corde est assez serrée il est temps de faire les derniers adieux au monde dans un majeur levé bien en évidence à la face du destin. Fuck aux autres, même à soi-même. Vos pensées sont morbides? et alors? ça vous choque? passez votre chemin. Les autres continuez, la noirceur sera votre âme, votre méchanceté est un atout, gardez-là. Peignez tout en noir, qu'un abîme permanent se forme autour de vous. Violez votre grand-mère si vous le souhaitez, pour le temps qu'il lui reste de toute façon, mais ne touchez jamais au bonheur. Le bonheur empêche la joie de vivre. puis, enfin, acceptez l'anarchie, le chaos, la déprime, ces petites évidences comme autant de plaie. Vous avez assez vécu avec de toute façon pour que ça devienne une évidence. Maintenant, oui, mourez. Mourez à la hauteur de votre vie. Que ce soit un acte artistique, un chant, un poème, un point à la ligne ou même la trace de sang qui ne partira jamais sur le pare-choc de votre ex ou de votre patron. Certains s'immoleront devant les banques, les mairies, les hospices, pourquoi pas? le message sera évidemment pris en compte. Il faut que le signal soit assez fort pour qu'il devienne du bruit. Il faut plus de culture et un peu moins de distance entre le riche et le pauvre. Il faut changer le monde, changer nos gueules, changer nos humeurs, changer nos vieilles frusques. Il faut parvenir à nos fins. Qu'elles soient onéreuses pour le contribuable qui se laissera faire, qui se laissera vivre. Et toc. Que ces lignes deviennent un pavé ronflant dans la mare de vos habitudes. Qu'on se délaisse de nos envies, de nos plaisirs, qu'il n'y reste plus rien que nos objectifs, nous sommes les martyrs qui changeront le monde. 

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